Éléonord, une chargée de concertation déterminée

Pour Éléonord, le travail de concertation c’est être à l’écoute des besoins des membres et du quartier pour mener des projets collectifs qui font du sens.

Découvrez une chargée de concertation engagée et déterminée !

 

  • Peux-tu nous raconter comment se déploie un de tes projets ?

Dans le cadre du projet en cohabitation sociale qui occupe beaucoup de place dans mon rôle de chargée de concertation, on porte plusieurs actions et concertations : comité itinérance, comité secteur Visitation-Beaudry, rencontres citoyennes, projet de recherche, etc.

Par exemple, le Comité itinérance a été créé il y a un peu plus d’un an après que des membres terrain nous aient fait part du besoin de se rencontrer et de se parler entre organismes du quartier qui travaillent en lien avec l’itinérance.

On a donc mis sur pied ce comité, qui se réunit aux 3-4 mois. C’est un espace où les membres peuvent partager des informations, s’entraider et où la CDC reste alerte pour répondre aux besoins collectifs qui pourraient émerger.

Par exemple, lors des dernières rencontres, les membres nous ont mentionné qu’ils intervenaient de plus en plus avec des populations immigrantes et demandeuses d’asile, mais qu’ils n’étaient pas nécessairement outillés pour répondre à leurs besoins spécifiques. La prochaine rencontre du comité itinérance portera donc sur les intersections entre les enjeux liés à l’itinérance et à l’immigration.

  • À quoi ressemblent tes journées de travail ?

Il est très difficile de décrire une journée type, parce que notre travail s’adapte constamment. Mais, certaines choses reviennent tout de même d’une journée à l’autre.

Souvent, j’essaie de commencer ma journée en faisant une veille médiatique, pour prendre connaissance de l’actualité et des enjeux qui pourraient toucher mes dossiers et/ou le Centre-Sud.

Ensuite, mes journées peuvent comporter de la planification de rencontre, de la création d’outils d’animation (on fait même parfois du bricolage!), de la rédaction de différents documents (comme en évaluation, par exemple), de l’animation de rencontre, etc.

On travaille beaucoup en équipe ou en duo, donc mes journées sont souvent chargées de rencontres!

  • Quelle est la partie de ton travail que tu préfères ?

J’aime beaucoup le travail collectif et collaboratif, l’autonomie que j’ai dans le cadre de mon travail pour pouvoir répondre aux besoins du quartier, les partenaires qui sont tous incroyables et dévoué·es.

« Parce que c’est ensemble qu’on est plus fortes et qu’on peut aller plus loin.»

  • Quelles difficultés rencontres-tu ?

Il y a beaucoup d’éléments en dehors de notre contrôle, qui peuvent affecter grandement notre travail : les politiques, la montée de la droite, le manque de financement chronique du communautaire, les différentes crises sociales, etc.

Tout ça peut me faire ressentir un sentiment d’impuissance et parfois même de cynisme mais ce qui continue à me motiver, c’est de voir le nombre de personnes mobilisées qui veulent que les choses changent et s’améliorent dans le quartier.

  • Pourquoi as-tu choisi ce travail ?

Ça fait plusieurs années déjà que je sais que l’action collective me passionne et m’habite. Pour moi, c’est essentiel que nos communautés s’organisent et qu’on mise sur nos forces communes. Alors, ça faisait beaucoup de sens pour moi de travailler à la CDC, dans un quartier où j’ai habité, étudié, travaillé et bénévolé.

  • As-tu une anecdote de travail qui t’a marquée à nous partager ?

J’ai envie de parler de la rencontre du chantier mixité sociale qui avait lieu pendant l’éclipse solaire du 8 avril 2024. Nous étions dans les anciens locaux de la CDC Centre-Sud, qui n’avaient pas de fenêtre. Et ce n’était pas envisageable de manquer ce moment important !

Alexandra et moi avions acheté des lunettes pour aller regarder l’éclipse avec les partenaires. Nous avons vécu ce moment historique tout le monde ensemble. C’était à la fois impressionnant de voir la nature à l’œuvre et très beau de vivre ce moment avec nos partenaires du chantier mixité sociale.