PLAIDOYER POUR DU LOGEMENT ABORDABLE
Une démarche collective pour l’abordabilité du logement
Face à la montée des coûts de logement et à ses impacts sur la population du quartier, la CDC Centre-Sud et ses organismes membres ont lancé en 2023 une démarche collective de plaidoyer sur l’abordabilité du logement.
L’objectif était de sensibiliser la communauté à cet enjeu, de construire une position commune et d’explorer des moyens d’influencer les décisions publiques ayant un impact sur l’accès à un logement abordable dans Centre-Sud.
Cette démarche s’est déployée jusqu’en 2025 et a permis de mobiliser les organismes du quartier ainsi qu’une partie importante de la population.
Objectifs de la démarche
L’enjeu de l’accès et du maintien de logements abordables est un enjeu préoccupant soulevé tant par nos organismes communautaires que par les populations résidants dans le quartier. C’est pourquoi, en 2023, la CDC Centre-Sud a développé avec ses membres une démarche de mobilisation autour d’un plaidoyer sur l’abordabilité des logements.
Notre souhait?
- Mobiliser et influencer la communauté pour aller revendiquer du logement abordable auprès des personnes clés!
- Mieux comprendre les enjeux liés à l’abordabilité du logement dans Centre-Sud.
- Développer une position commune portée par les organismes communautaires du quartier.
- Sensibiliser la population aux impacts du coût du logement.
- Augmenter la capacité d’influence collective des acteurs du milieu sur les enjeux de logement.
Les principales réalisations
Exigeons des logements abordables pour les ménages ayant un revenu brut de moins de 54 000$*
Dans le cadre de sa démarche de plaidoyer sur l’abordabilité du logement, la CDC Centre-Sud et ses organismes membres ont mené une importante campagne de mobilisation afin de sensibiliser la population aux impacts de la hausse des coûts de logement dans le quartier.
La pétition a permis de rallier plus de 2 700 signatures et de mettre de l’avant une revendication collective en faveur du maintien et du développement de logements abordables pour les ménages à faible et moyen revenu.
Cette démarche a permis de constater qu’il existe une forte préoccupation dans le quartier concernant l’abordabilité du logement. Elle a également démontré l’importance de prendre le temps de construire des messages simples, accessibles et ancrés dans la réalité locale afin de favoriser la mobilisation. Les apprentissages réalisés alimentent désormais les réflexions du chantier Logement et pourront inspirer de futures initiatives de mobilisation collective autour des enjeux qui touchent la population du Centre-Sud.
* soit le revenu médian des ménages du quartier
30 % des ménages de Centre-Sud consacrent entre 30 % et 100 % de leurs revenus au logement.
Face à cette réalité, la démarche visait à faire connaître les conséquences du fardeau financier du logement sur la qualité de vie de la population et à rappeler l’importance de préserver la diversité et l’accessibilité résidentielle qui font la richesse du quartier.
La vidéo a été réalisée dans le cadre de cette campagne de sensibilisation et témoigne de l’importance de l’abordabilité du logement pour l’avenir de Centre-Sud.
De graves conséquences pour vivre
Quand nos dépenses pour se loger sont trop élevés selon son revenu, la qualité de vie baisse et on a moins d’argent pour :
- Manger sainement et varié
- Avoir une vie sociale et se divertir
- S’habiller
- Prendre soin de son corps et de sa santé mentale
Précision
Cet outil a pour but de se situer rapidement dans le spectre de l’abordabilité pour susciter des réflexions. Cependant, il ne prend pas en compte deux variables importantes influençant l’abordabilité : la taille du ménage et la dimension du logement. Par exemple, une personne seule gagnant 65 000 $ par an vivant dans un appartement de quatre pièces et demie n’expérimente pas la même réalité qu’un ménage de quatre personnes avec le même revenu occupant le même espace.
Une diversité de personnes habitent le Centre-Sud : ménages à faible revenu, personnes âgées, artistes, personnes aux études et familles monoparentales. Souvent, ces populations sont les premières victimes des hausses de loyers et des évictions. Il faut donc plus de logements abordables pour que TOUTES les personnes qui habitent dans le quartier puissent y rester.










